Au cœur de Bruxelles derrière la Grand-Place, rue du Marché-aux-Herbes se situe une des entrées des prestigieuses Galeries Royales Saint-Hubert.
L’architecture et la décoration particulièrement soignées s’inspirent des palais italiens du XIXe siècle.

A cette époque, ces galeries étaient les plus longues, les plus hautes et les plus claires du monde.

C’est l’architecte Jean-Pierre Cluysenaer qui est à l’origine de ce projet grandiose.
Commencés en 1846, les travaux durèrent dix-huit mois et les galeries royales  Saint-Hubert furent presque terminées pour son inauguration officielle le 20 juin 1847.

 

Les galeries royales Saint-Hubert longues de 213m se composent de trois parties :

  • La galerie du Roi (Léopold 1er) (section reliant la rue de l’Ecuyer à la rue des Bouchers)
  • La galerie de la Reine (Marie-Louise) (section reliant le Marché aux Herbes à la rue des Bouchers)
  • La galerie du Prince (futur Léopold II) (section allant de la galerie du Roi à la rue des Dominicains)


L’architecte Jean-Pierre Cluysenaer réalisa une prouesse en alliant les techniques du fer et du verre pour garantir la solidité d’une verrière de 200m de long.

Ces galeries furent au fil des années, le lieu de rendez-vous de nombreux écrivains célèbres, comme Victor Hugo, Apollinaire, Verlaine,  Baudelaire, clients des cafés des galeries.

Dès l’origine et aujourd’hui encore, ces galeries constituent un important centre commercial comportant de nombreuses enseignes de luxe.

Galerie du Roi

 

L’édifice le plus connu de la galerie du Roi, au numéro 32, est certainement le Théâtre Royal des Galeries Saint-Hubert., réputé pour ses spectacles de comédie, de pièces de vaudeville et de revues avec et sans musique

Galerie de la Reine 

 

La galerie de la Reine, quand à elle abrite des magasins de luxe :

  • Au n°6-8 une maison bien bruxelloise fondée en 1810 Manufacture Belge de Dentelles.

  • Au n°23-27 le chocolatier Neuhaus d’origine suisse installé en 1857 et dont le petit-fils Jean créa en 1912 des chocolats fourrés de fruits, de pâtes de noix pilées, de crèmes variées et de liqueur, qu’il nomma pralines (en référence aux noix grillées et enrobées de sucre du marquis de Praslin). A la même époque, sa femme lassée de servir les pralines dans des cornets de papier,  conçu une petite boite en carton pour les ranger  avec précaution, qu’elle nomma ballotin.

  • Au n°30 la Taverne du Passage connue pour son excellente cave à vin.
  • Au n°31 la maroquinerie de luxe Delvaux

En outre, au n°13, on trouve Le Vaudeville inauguré en 1884 et qui après plusieurs rénovations offre actuellement des chambres d’hôtes, un café avec salle de réception et sert à nouveau de Théâtre.

 

Galerie du Prince

 

La galerie du Prince est la plus petite et la moins ornementée, elle n’est longue que de 54m et 4m50 de large.

C’est en 1851, au n°11 que Victor Hugo y logea sa maitresse Juliette Drouet, adresse qui actuellement abrite la librairie Tropismes.

 

Si vous aussi vous avez été touché par le charme de cette galerie n’hésitez pas à partager vos commentaires.


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